La Mairie & les Élus

 

LA  MAIRIE  &  LES ÉLUS

 

LA  MAIRIE                                                                     

HORAIRES :

Lundi, jeudi et vendredi :                                    

 9 h à 12 h et 13 h 30  à 17 h,                                    

 Mardi  9 h à 12 (fermé le mardi après-midi)                                     

 Mercredi :  de 10 h à 12 h et de 13 h 30 à 17h                                  

Service urbanisme : le mardi matin  (PLU)

En cas de congés, une permanence est assurée les après-midi de 13h30 à 16h30.

 

CONSEIL  MUNICIPAL 

Élu le 15 mars 2020, le Conseil Municipal a choisi monsieur Stéphane Laval pour exercer les fonctions de Maire.                                      

1er adjoint : Christian VARAGNAC                               

2ème adjoint : Michel BERNARD                                 

3ème adjoint : Céline GUÉRIN

       

DÉLÉGATIONS

Affaires scolaires et cantine : Corinne TORRES  &  Céline GUÉRIN

Tourisme : Rosalie POZZO  &  Stéphane LAVAL

Associations : Gilbert SUZAN  &  Christian VARAGNAC

Forêt chasse et environnement : Christian VARAGNAC  &  Rosalie POZZO

Eau et assainissement : Michel BERNARD, Christian VARAGNAC  &  Stéphane LAVAL

Urbanisme et affaires SAFER : Michel BERNARD  &  Stéphane LAVAL

Gestion personnel technique : Luc BASTIANI  &  Christian VARAGNAC

Finances : Martine PELLETIER

Défense, relations avec Canjuers : Luc BASTIANI

Culture : Gilbert SUZAN  &  Anne-Gaële ESCUDIÉ

Communication entre élus et les affaires courantes de la mairie : Céline GUÉRIN

CCAS :  Martine PELLETIER – Corinne TORRES – Luc BASTIANI – Céline GUÉRIN

Commission d’appel d’offres : Titulaires : Michel BERNARD, Luc BASTIANI  & Rosalie POZZO – Suppléants : Christian VARAGNAC, Céline GUÉRIN  &  Gilbert SUZAN

Syndicat mixte PNRV : Titulaire : Bernard CLAP – Suppléants : Gilbert SUZAN  & Rosalie POZZO

SYMIELECVAR : Titulaire : Anne-Gaële ESCUDIÉ – Suppléante : Corinne TORRES. 

CONSEILS  MUNICIPAUX  (comptes rendus)

 

COMMISSIONS  PARTICIPATIVES

En “politique”, parfois, il y a des déclarations non suivies …d’actions…
À Trigance, c’est l’inverse…L’action a précédé la déclaration…
La preuve, les commissions participatives sont en cours de création, et pourtant, c’est la “commission participative de la Communication” qui a réalisé ce nouveau site…

PERSONNEL                   

Marion est responsable de l’Agence Postale Communale (APC).  

Nicolas a la charge du service technique.                                    

Jessica prépare les repas et surveille les enfants à la cantine et à l’école.

Catherine travaille en binôme avec Jessica à la cantine et à l’école.

Franck conduit les collégiens jusqu’à l’arrêt du bus scolaire pour Castellane.          

Coralie vous accueille au secrétariat de la mairie.

               

L’AGENCE  POSTALE  COMMUNALE  (APC) :                                              

L’Agence Postale Communale se situe 2 rue du puits de Farlempous en haut de la place Giraud, un accès WiFi gratuit, de la CCLGV*, y est opérationnel.

Pour vos démarches administratives, une tablette est à votre disposition. N’hésitez pas à demander de l’aide ou des conseils.

Marion, la Responsable, vous y accueille du lundi au vendredi de 9h00 à 11h30.

*  Communauté de Communes Lacs et Gorges du Verdon (CCLGV)

                                                         

Trigance à travers les élections…Historique :

LA  VIE  POLITIQUE :  LE  CONFETTI  DU  VAR  ROUGE

Trigance est rattachée au canton de Flayosc depuis 2015 et fait partie de l’arrondissement de Draguignan. Depuis 2010, la commune fait partie de la 8éme circonscription qui est représentée depuis 2017 par le député monsieur Fabien Matras.

 

LISTE  DES  MAIRES

 

Période Identité Étiquette Qualité
  1790-1791 ANTELME Jean-Joseph
1791-1792 ANDRÉ Pierre
1792-1793 ROUVIER Joseph
1793-1793 GIRAUD Jean
1793-1808 AYCARD Michel, Dominique
   1808-1809 TROTOBAS Jean-Baptiste
1809-1821 ROUVIER Antoine
1821-1830 BERTRAND Jean-Joseph
1830-1831 AYCARD Joseph
     1831-1836 BAIN Victor, Barthélémy
    1836-1837 AYCARD Antoine
    1837-1839 BERTRAND Jean, André
    1839-1840 LAMBERT Thomas
    1840-1843 AYCARD Frédéric
    1843-1848 CARTIER Joseph, Antoine
    1848-1850 LIONS Joseph
    1850-1865 PAUL Joseph, Jean-Baptiste, François
    1865-1870 ROUVIER Jean, Joseph
    1870-1876 AYCARD André
    1876-1878 TROIN Hippolyte
    1878-1884 BERTRAND Pierre
1884-1892 ROUVIER Frédéric, Antoine
     1892-1895 ROUVIER Emile
     1895-1900 LIONS Robert
     1900-1919 AYCARD Jean-Baptiste
1919-1953 DOSSOLIN Louis
     1953-1959 ROUVIER Albert
     1959-1965 BERNARD Marius
1965 – 1989 TROIN Edmond
1989 – 1995 VARAGNAC Julien PS
1995 – 2020 CLAP Bernard PS puis Divers Gauche Hôtelier Restaurateur
2020 LAVAL Stéphane

 

LE  « CONFETTI »  DU  VAR ROUGE

 

– Élections législatives de février 1871 : le candidat républicain le mieux placé obtient plus de 50% des suffrages

– Élections d’octobre 1877 : « L’Ordre moral » obtient 35% des suffrages

    les Républicains moins de 30%

– Élections du 26 avril 1914 :

Commune Inscrits Votants FOURMENT Gustave

Député-Maire socialiste (S.F.I.O.) de Draguignan

Villeneuve-Bargemon
Trigance 110 82 64 (78,04%) 18 (21,95%)

 

Élections législatives de 1936 : 2ème tour : SFIO 43 suffrages – droite 2 suffrages.

– Élections présidentielles du 21 avril 2002 :

Commune Inscrits Votants JOSPIN Lionel

Parti Socialiste

SAINT-JOSSE

Jean

Chasse Pêche et Tradition

MAMÈRE Noël

EELV

CHIRAC Jacques

UMP

LE PEN Jean-Marie

FN

Trigance 164 134 23 (18,5%) 22 (17,74%) 12 (9,67%) 11 (8,87%) 11 (8,87%)

 Le Figaro Magazine – Samedi 1er juin 2002 :

«Les derniers bastions socialistes du Sud-Est (par Bernard Oustrières) : Le Var qu’on disait rouge, ce Var héritier des républicains de 1851 insurgés contre le coup d’État de Louis Napoléon, ce Var qui si longtemps partagea ses amours entre un camp marxiste puissant, un socialisme dominateur et une droite très modérée surtout implantée le long du littoral, ce Var-là est politiquement bouleversé. (…)

En fait, dans le Var, seul le village de Trigance a voté Jospin. Et Trigance, c’est plus haut, toujours plus haut. La route s’élève de virage en virage. Au loin, surgissent les contreforts des gorges du Verdon. Est-on enfin sorti de la «Lepénie» ? Non. La flamme tricolore du FN a été collée sur d’innombrables poteaux télégraphiques. Il faut monter encore. Au bord de la route, çà et là, des stèles rappellent le sacrifice des résistants fusillés sur place par les Allemands : gaullistes de l’armée secrète, maquisards communistes ou partisans sans étiquettes.

On pénètre dans Comps-sur-Artuby. Le basculement politique est proche. Certes, ici encore Le Pen a coiffé tous les autres candidats, le 21 avril, avec près de 23% des voix contre 11% à Jospin et moins de 10% à Chirac. Mais Saint-Josse a recueilli 15%. Or, les chasseurs du Haut Var, malgré leurs griefs, se réclament toujours du camp républicain. (…)

Un peu plus loin, dans ce tout petit village de Trigance dont le vieux clocher tutoie le ciel immense, l’unique commune du Var à avoir placé Jospin en tête. Une place forte isolée, un confetti de l’ancien empire socialiste.

Son maire, Bernard Clap, jeune quinquagénaire, heureux aubergiste (il dirige l’hôtel-restaurant Le Vieil Amandier), jette un regard sans complaisance sur la politique.

«La gauche a commis de lourdes erreurs, sinon elle n’en serait pas là, déplore-t-il, Ici, je mets en œuvre la concertation permanente sur tous les sujets. Et j’accepte le point de vue d’autrui quand le mien n’est pas majoritaire. C’est ça, la démocratie locale. Si on avait fait pareil au niveau national…»

Le rameau d’olivier sur sa veste de cuisinier symbolise bien sûr la gastronomie provençale mais peut-être aussi cette paix biblique à laquelle aspire l’humaniste qu’il veut rester. Son village resplendit sous le soleil. Il compte 150 habitants pour 164 inscrits, car des résidents secondaires préfèrent voter ici. Jospin a atteint 18,5%, suivi de Saint-Josse (17,74%), puis de Mamère (9,67%), de Chirac et de Le Pen (à égalité avec 8,87%). Bernard Clap n’est pas mécontent : « Je reste socialiste parce qu’une nation ne peut pas exister sans base sociale. Les hommes ne sont pas des boîtes de lait que l’on jette après usage. Or, aujourd’hui, une entreprise qui licencie 300 personnes prend deux points de plus à la Bourse. Moi, je ne veux pas d’une mondialisation aveugle. Il faut mettre de l’humanité dans le planétaire.» (…)

 

–  Élections régionales du 28 mars 2004 :

 

Communes Inscrits Votants VAUZELLE Michel

Gauche Unie

MUSELIER Renaud

UMP-UDF

MACARII Guy

F.N.

Trigance 161 130 90 (72,58%) 17 (13,71%) 17 (13,71%)

 

–  Élections présidentielles de 22 avril 2012 : 1er tour :

Communes Inscrits Votants HOLLANDE François

Parti Socialiste

MÉLENCHON Jean-Luc

Front de Gauche

SARKOSY Nicolas

UMP

LE PEN  Marine

F.N.

JOLY Eva

EELV

Trigance 174 154 39,87% 20,26% 13,07% 9,80% 8,50%

 

 

– 2ème tour 6 mai 2012 :

Communes Inscrits Votants HOLLANDE François

Parti Socialiste

SARKOSY Nicolas

UMP

Trigance 174 152 74,75% 25,35%

 

Élections législatives du 17 juin 2012 :

Communes Inscrits Votants CLAP Bernard

Parti Socialiste

AUDIBERT-TROIN Olivier

UMP

BLANC Geneviève

FN

Trigance 178 146 81,69% 14,08% 4,23%

 

 

–  Élections présidentielles de mai 2017 : 1er tour :

Communes Inscrits Votants MÉLENCHON Jean-Luc MACRON Emmanuel

LREM

LE PEN  Marine

F.N.

HAMON Benoît

PS

FILLON François

UMP

 

Trigance 185 159 (85,95%) 55 (35,03%) 38 (24,20%) 20 (12,74%) 18 (11,46%) 15 (9,55%)

 

 

– second tour :

Communes Inscrits Votants Blancs MACRON Emmanuel

LREM

LE PEN Marine

F.N.

Trigance 185 144 (77,84%) 21 (14,58%) 92 (76,67%) 28 (23,33%)

 

– Élections législatives de 2017 : 1er tour

Communes Inscrits Votants MATRAS Fabien

LREM

MASSIS-CALLET Patricia

La France Insoumise

AUDIBERT-TROIN Olivier

UMP

JUGY Pierre

FN

Trigance 185 122 (65,95%) 41 (34,75%) 25 (21,19%) 14 (11,86%) 11 (9,32%)

 

– second tour :

Communes Inscrits Votants Blancs MATRAS Fabien

LREM

JUGY  Pierre

F.N.

Trigance 185 105 (56,76%) 21 72 (85,71%) 12 (14,29%)

 

Le 25 mars 1789, un Cahier de Doléances est rédigé par les représentants de la communauté de Trigance, il devait être ensuite présenté à l’assemblée de la sénéchaussée de Draguignan qui devait rédiger un seul cahier de doléances.

Extrait des registres de la communauté de Trigance.

Transcription

«L’an mille sept cent quatre-vingt-neuf et le vingt-deux du mois de mars après midi au lieu de Trigance et dans la maison de ville, le conseil général de tous les chefs de famille du présent lieu a été assemblé au son de cloche et cris publics et à la manière ordinaire ; en suite des ordres de sa Majesté auquel conseil général autorisé par M. Joseph Rouvier lieutenant de juge ; ont été présents M. Antoine Aicard notaire royal de ce lieu, maire et premier consul, Jacques Cartier maçon, second consul et Jean Cartier ménager troisième consul, etc. (noms de toutes les personnes présentes)

 

Et tout de suite a été fait lecture des ordres de sa Majesté et des susdits règlements des lettres de convocation de la susdite ordonnance du susdit exploit d’assignation et de sa lettre de M. le lieutenant général de Draguignan du dix-neuf du courant. Par le premier chef de la proposition, le conseil a député à la pluralité des voix Maître Antoine Aicard notaire royal maire et premier consul et sieur Jacques Cartier maçon second consul pour se rendre à l’assemblée général des trois ordres de la sénéchaussée indiqué le vingt-sept du courant dans la ville de Draguignan à l’effet par eux d’y concourir à la nomination d’un ou plusieurs représentants à l’assemblée générale des communautés du Tiers-Etat de la province dans laquelle suivant la constitution du pays doit se faire la députation aux Etats généraux du royaume.

Sur le second le conseil a arrêté que quant aux objets qui intéressent la généralité du royaume, les dits députés qu’aura élu l’ordre du Tiers pour assister et voter aux Etats généraux de France, seront expressément chargés d’y solliciter la réformation du code civil et criminel, la suppression de tous les tribunaux inutiles et onéreux, une attribution à ceux des arrondissements de souveraineté jusqu’au concurrent d’une somme déterminée, l’abrogation de toutes lettres attentatoires à la liberté des citoyens, la faculté à ceux-ci de quelque ordre qu’ils soient, d’y concourir pour tous emplois militaires , bénéfices et charges attributives de noblesse, et d’y réclamer surtout contre la vénalité des offices, les dits députés réclameront en outre une modération dans le prix du sel rendu uniforme dans tout le royaume, comme aussi l’abolition de tous droits de circulation dans son intérieur, et notamment le reculement des bureaux des traites dans les frontières, la suppression du haut clergé et de la dîme, l’impôt territorial pris en nature.

Quant aux affaires relatives et particulières à la province, le conseil charge par exprès ceux qui sont ses représentants à l’assemblée en la ville de Draguignan d’insister à demander au meilleur des rois la convocation générale des trois ordres de la province pour former et réformer la constitution du pays, d’y réclamer à sa justice qu’il soit permis aux communes de se nommer un syndic avec entrée aux Etats, de s’élever contre la perpétuité de la procédure et contre la permanence de tout membre non amovible, ayant entrée en l’état des choses , entrée aux dits Etats, comme aussi de requérir l’exclusion des mêmes  Etats des magistrats et de tous officiers attachés au fisc, déclarant en ordre le conseil que quant à tous autres objets, soit généraux pour le royaume soit particuliers à cette province et s’en référer absolument au cahier général qui sera dressé dans le chef-lieu d’après les vues de la prochaine assemblée, soit encore à celui que l’ordre du Tiers déterminera lors de sa réunion pour l’élection de ses députés aux Etats généraux, approuvant  dès à présent tout ce qui sera fait et arrêté soit dans l’assemblée du chef-lieu soit dans celle des communautés et vigueries. Ainsi que dessus a été délibéré et se sont tous les chefs de famille sachant écrire soussignés Rouvier lieutenant de juge.

Signatures.

 Contextualisation

 « Testament de l’ancienne société française (…)  monument unique dans l’histoire »(1), les cahiers de doléances des États généraux de 1789, ont été rédigés séparément par chacun des trois Ordres dans une assemblée générale. Les conditions exactes de la rédaction des cahiers des doléances, plaintes et remontrances des communautés sont encore mal définies. Si l’on en connaît certains auteurs, comme les frères Sieyès à Fréjus, on ignore comment ceux-ci travaillèrent exactement. Les cahiers furent souvent préparés à l’avance par un petit groupe, puis soumis à l’assemblée des chefs de famille des communautés. A de très rares exceptions près, comme à Toulon, La Valette ou Artigues, on n’y relève aucune trace des agitations populaires qui secouèrent durement la région au même moment. Les rédacteurs s’inspirèrent fréquemment des modèles imprimés diffusés largement dans le royaume, mais rares furent les cahiers intégralement recopiés ; au contraire, presque chacun s’individualisa, retint les doléances qui touchaient de près les habitants, paysans ou citadins, et les développa à sa façon. Les premiers mots des cahiers, unanimes, étaient les témoignages d’un amour et d’une confiance extrêmes envers Louis XVI, le « meilleur des rois », le père de la nation, qui avait su comprendre les aspirations de son peuple à plus de justice et qui faisait appel à lui. Toutefois, l’on voit apparaître quasi unanimement l’exigence du consentement des sujets à l’impôt, dans le cadre de la tenue prochaine des états généraux. Le premier objet des revendications paysannes portait sur les droits seigneuriaux ou féodaux car ils faisaient vivre les seigneurs aux dépens des paysans.

            Dès janvier 1788, ce fut surtout le Tiers provençal qui revendiquait l’égalité de tous devant les charges fiscales, nationales ou provinciales. En effet, en Provence, la taille pesait sur les terres et non sur les personnes, et se répartissait en théorie plus équitablement, mais il lui semblait préférable le principe de l’impôt territorial, sans exemption possible. Était aussi réclamée la fin des impôts indirects, telle la gabelle du sel, honnie de tous, ou le piquet, taxe municipale sur les denrées, établie en remplacement de la taille par certaines villes de Provence comme Marseille ou Toulon, La Seyne ou Le Luc. Second objet sujet à réforme malgré le profond attachement de la Provence à ses pratiques religieuses : celle du clergé. Notamment l’abolition de la dîme trop lourde et injustement répartie, la suppression des membres inutiles du clergé (religieux réguliers et chapitres fournis), la réforme de l’organisation ecclésiastique mettant au service des pauvres les biens du haut clergé et réformant les mœurs de celui-ci. Nombreuses étaient aussi les plaintes sur le thème de la justice : cherté, lenteur, incompétence et vénalité des juges donc partiaux, châtiments inhumains … Les cahiers des doléances, malgré le caractère rural, parfois très isolé des communautés qui les ont rédigés, laissent souvent apercevoir, au détour d’un article ou de leur préambule, des aspirations très « philosophiques », dans l’acception courante du terme du XVIIIe  siècle. L’influence des notables sur la rédaction des cahiers ne peut être niée.     

(1) Tocqueville, L’ancien Régime et la Révolution.