Histoire

 

HISTOIRE

  • Les armes de Trigance
  • Un histoire dans l’Histoire
  • La préhistoire
  • L’âge du bronze
  • L’Eglise de Marseille et l’abbaye de Saint-Victor
  • Le Moyen-Âge
  • La branche des DEMANDOLX (XVe-XVIIIe siècle)
  • la branche des VALBELLE (de 1704 à la Révolution)
  • Les Tiers-Etats et la Révolution
  • Le Coup d’Etat de 1851
  • 1914-1918
  • De l’Occupation à la Libération
  • De l’après-guerre à aujourd’hui
  • La population de Trigance
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Les Armes de Trigance 

Les armes de Trigance sont celles de la famille de Demandolx qui régnait sur le village à l’époque de l’enregistrement des armoiries.
Elles sont d’or à trois fasces de sable, au chef gueules chargé d’une main dextre apaumée d’argent, avec pour devise : “PRO FIDE ET REGE” (“Et pour la foi du Roi”).
Elles sont encore différentes sur un vieux cachet décrit par Elzéar de Demandolx-La Palud, vers 1630.
(pour en savoir plus sur les armes de Trigance,cliquez sur Armes de Trigance)

Une histoire dans l’Histoire

Les fouilles archéologiques de la vallée du Jabron nous le confirment chaque année un peu plus : l’aventure humaine de Trigance a commencé il y a maintenant plus de 25 000 ans avec la présence de populations de « chasseurs-cueilleurs ».

A l’âge du bronze (de 2 500 à 900 av. notre ère), « la fragile vie sociale se concentre, en des cités rudimentaires, les oppida.

L’oppidum, ou village fortifié, peut occuper un escarpement avec appui sur falaise en à-pic, tels ceux de Trigance (Chastillon), de Saint-Julien au sud-est du territoire de Trigance (Monthiver), de Bagarry (Ruissassou) »

Si des zones d’ombre existent encore, on sait que cette région de pré Alpes a été investie par une tribu relativement importante, les Reii, dont la capitale, au Ier siècle, est l’oppidum d’Alebaece (Riez aujourd’hui).

Deux peuplades plus petites, les Suetri et les Sentii occupent respectivement, Ducelia (Castellane) et Sanitium (Senez) (…).

(Sources : Jacques CRU «Histoire des Gorges du Verdon»)

Ce manque d’unité et de repères auraient-il favorisé l’implantation de congrégations religieuses puis de seigneuries au cours des siècles qui ont suivi ?

Toujours est-il, et d’après un polyptyque daté de 813-814, que l’Église de Marseille possède en partie le territoire de l’oppidum de Trigance.

Il s’agit de 10 exploitations dispersées dans la basse vallée du Jabron, sur 8 lieux-dits du territoire de l’oppidum dont il porte le nom de villa Tregentia. Quatre seulement étaient cultivées par des paysans d’une condition proche de celle du serf; les terres incultes fournissaient des pâturages pour les troupeaux..

Entre 1035 et 1069, grâce à diverses donations – «restitutions», c’est l‘Abbaye de Saint-Victor qui deviendra propriétaire de l’ensemble.

A partir du deuxième tiers du XIe siècle, les habitants des villae vont se regrouper sous l’autorité d’une foule de Seigneurs ou coseigneurs, laïcs ou ecclésiastiques, d’Alsacie, la veuve du seigneur de Rougon et Trigance en 1247, en passant par l’Ordre de l’Hôpital qui a hérité de la précédente en 1248, jusqu’à Jean Ier de RAIMONDIS, dit le Gros, seigneur d’Eoulx, seigneur majeur au milieu du XVe siècle, qui reconstruit, au moins en partie, le château de Trigance au début du XVe siècle.

De 1461 jusqu’à l’aube du XVIIIe siècle, d’Eyriès de DEMANDOLX à Barthélemy de DEMANDOLX, quelque huit seigneurs du nom de DEMANDOLX se succèdent à la tête du fief, couvrant une période de 243 années…

L’activité humaine devient étroitement soumise à la petite féodalité campagnarde centrée sur le château.

Si par son mariage avec Anne-Marie Gabrielle de DEMANDOLX, fille de Barthélemy de DEMANDOLX et de Marguerite Delphine de VENTO, Cosme Maximilien de VALBELLE devient seigneur de Trigance, jusqu’à la Révolution, les nouveaux seigneurs de VALBELLE n’habiteront plus ou très peu leur château montagnard.

Le 4 août 1789, les privilèges sont abolis. Un nouvel horizon se dessine.

Le conseil de Trigance, évoquant « ce beau jour qui établit la liberté » décide de faire chanter un Te Deum en l’église paroissiale pour manifester « la joie publique ».

Nouvelle chape de plomb après l’Insurrection méridionale de 1851 : la répression a été d’une férocité inouïe, démesurée. En dépit de la véritable conspiration du silence organisée autour de ces événements, « L’ampleur excessive de la répression aboutit à paralyser la Gauche pour dix ans et à l’enraciner pour près d’un siècle » constatera à juste raison l’historien Maurice AGHULON..

En 1871, le Var est uniquement représenté par des députés républicains avancés, et, dans le canton, c’est le Républicain Honoré SENGLAR qui est Conseiller général 1877…

La présence de Marianne sur nombre de places de nos communes varoises, même les plus reculées, en est la preuve incontournable.

Ainsi, à Trigance, le tailleur de pierre Sibour Julien ROUVIER, réalise une curieuse mais imposante Marianne datée de l’an XXV, soit 1895… vingt cinq ans après la proclamation de la troisième République.

Mort à 39 ans, en 1901, il n’assistera pas au déroulement de la « Grande Guerre » qui va amputer Trigance de 22 de ses jeunes hommes engagés sur tous les fronts.

Mais le XXe siècle n’est pas au bout de ses horreurs, la Deuxième guerre mondiale enflamme la planète…même si, au plus fort de l’occupation allemande « niché au-dessus du plateau et des vallées, ce beau village reste longtemps à l’écart comme la plupart des communes du secteur.

Les Italiens n’y viennent jamais et les Allemands une fois, fin juillet 1944.

Plusieurs réfractaires ou des «étrangers» s’y cachent.

La présence des maquis – AS ou FTP – en 1944 le raccrochent aux événements qui bouleversent le monde. »

(Sources: Jean-Marie GUILLON – «La Résistance de A à Z»)

De l’après-guerre à aujourd’hui

La Guerre d’Algérie, prend fin le 18 mars 1962. Quatre trigançois y brûlèrent quelques précieux moments de leur jeunesse.

Dans ces années 60 de nouveaux venus s’installent au village dont un couple qui va faire le pari de réhabiliter le château …, dans le même temps, le camp de Canjuers sera inauguré en 1970 pour devenir l’un des plus grands camps d’entraînement militaire d’Europe…

1997 voit la création en mars, du PNRV, le Parc Naturel Régional du Verdon, mais aussi la montée d’une opposition à la ligne Très Haute Tension de Boutre-Carros qui se traduit, le 19 octobre, par un immense rassemblement au pied de Trigance.

Enfin, par décision préfectorale, le canton de Comps-sur-Artuby est partagé, à compter du 29 mars 2015, entre deux intercommunalités, la DPVA (CA Dracénie Provence Verdon) et la CCLGV (CC Lacs et Gorges du Verdon) dont Trigance fait dorénavant partie…

(pour aller plus loin, se rendre dans la rubrique Histoire et Patrimoine)

 

(pour aller plus loin, se rendre dans la rubrique Histoire et Patrimoine)

Petite histoire de la population de Trigance…

La Population de Trigance

Vous allez vous promener dans les rues de Trigance du XXIe siècle, nous allons vous en dire un peu plus sur sa population…
Savez-vous que les Trigançois sont actuellement 200 répartis dans le village et les hameaux ?


Mais auriez-vous imaginé
qu’en 1836, ils étaient 672,
qu’en 1872, 504,
qu’en 1926, 223 (grande guerre oblige !) ;
Trigance a touché le fond en 1967 avec 96 habitants.

Au fil de votre promenade, vous allez voir les façades de quelques commerces essentiels (bar, boulangerie, épicerie), vous allez apprendre que vous pouvez loger et manger dans plusieurs établissements de tous niveaux, et vous allez musarder dans quelques boutiques d’objets superflus ! Vous pourrez également profiter des services d’un plombier, d’un maçon et d’un électricien.

Pas mal me direz-vous pour un si petit village !

Mais Trigance a fait mieux :
En 1851, il y avait dix tisserands, trois tailleurs d’habits, trois couturières, un cardeur de laine et dix cordonniers (les chaussures ne devaient sans doute pas durer longtemps !)
Ils étaient huit à se partager les commerces alimentaires -dont un seul cabaretier.
Dans le “bâtiment”, on comptait trois maçons, un peintre, deux tuiliers.
Dans “l’administration” (civile et ecclésiastique confondues) un instituteur, deux employés communaux, un garde-champêtre et un garde forestier, un ecclésiastique, un sonneur de cloches et…… un ermite  !

Sans compter plusieurs agriculteurs, 4 maréchaux-ferrants, un scieur en long et, pour conclure, un fossoyeur !