Chasse & Pêche

 

LA   CHASSE   À  TRIGANCE

Le Village de Trigance domine la vallée du Jabron. Il est situé à flanc de coteau à 790 mètres d’altitude. Il est entouré de hautes collines :  Breis (1280 m), Chastillon (1199 m), tantôt arides, tantôt couvertes de forêts comme les bois de Colle de Breis, du Défens et de Siounet.

Sa superficie totale est de 6060 hectares, dont 1780 hectares sont dans l’emprise du Camp Militaire de Canjuers, soit 30% de son territoire. 5 fermes ou petits hameaux ont été expropriés par l’armée : Estelle, Bridze, Clume, Combaou, La Verrerie.

La superficie de la forêt domaniale est de 5 hectares et celle de la forêt communale de 1810 hectares. Elle est composée en moyenne de 80% de résineux et 20 % de feuillus. Le pin sylvestre, essence dominante, représente 72%, le reste est composé principalement de chênes blancs 18%, les autres feuillus et résineux couvrant environ 10%.

Sur notre territoire, certaines espèces animales ont disparu comme le tétras-lyre ; par contre, d’autres sont revenues.

Venant des Abruzzes voisines un nouvel hôte est réapparu dans nos collines : le loup. Disparu dans les années 30, il a officiellement re-colonisé la France à partir de 1992. Cependant, des témoignages des anciens attestent de sa présence ponctuelle et furtive. Un loup aurait été tué à proximité d’un troupeau de moutons en 1974 lors d’une partie de chasse dans le grand plan de Canjuers à proximité des  campagnes de  Rose LAGNE et Auveine. Un autre a été vu par Julien VARAGNAC au pont de Guent (enjambant l’Artuby), en 1985.

Nous accueillons aussi une petite colonie (environ 20 individus), de Craves à bec rouge que l’on peut observer au printemps dans l’Espace Naturel Sensible (ENS) de Fontaine Basse.

Outre l’ENS de Fontaine Basse, on dénombre quatre autres ENS à Trigance :  Les Salaous à Carajuan, Les Aoules, La Sagne et le Tablier du Pont de Sautet. Ces espaces appartiennent au Département du Var. Celui-ci mène sur ces terrains une politique foncière de sauvegarde des paysages, des habitats des milieux naturels et des zones d’expansion de crues. A ce titre, il protège, gère et aménage pour l’ouverture au public les Espaces Naturels Sensibles dont il se rend propriétaire au titre de la Taxe Départementale des Espaces Naturels Sensibles. 

Depuis le samedi 16 octobre 1999 vous pouvez aussi découvrir les évolutions aériennes des vautours fauves dans le ciel des Gorges du Verdon.

LA SOCIÉTÉ DE CHASSE LA TRIGANÇOISE

Depuis 1931 la société de chasse La Trigançoise, gère la chasse sur le territoire. Son but est très large : le développement, la protection et le repeuplement du gibier, la régularisation et la destruction des prédateurs et nuisibles, la répression du braconnage, la gestion rationnelle de la chasse, la défense de l’environnement. Elle peut aussi organiser des manifestations sportives, culturelles ou festives.

Les espèces que l’on peut chasser sur notre territoire sont les suivantes : le sanglier, le chamois et le chevreuil, (ces 2 espèces sont soumises à plan de chasse), le lièvre, le lapin, le faisan ainsi que les migrateurs comme les bécasses, les pigeons ramiers, et les grives. Le perdreau qui a fait l’objet d’un important plan de sauvetage depuis les années 1980 est toujours fermé à la chasse.

Outre son activité purement cynégétique, la société de chasse a participé avec l’observatoire des galliformes de montagne à un programme de suivi, d’appréciation de l’aire de répartition et de fluctuation des populations des tétras-lyres. Cette espèce qui était interdite à la chasse depuis les années 1960 a disparu.

La société de chasse a initié un projet de brûlage dirigé sur le site de Biach, avec le CERPAM pour aider un éleveur ovins présent sur le site. Elle a été également partie prenante de la charte forestière de territoire, consistant en des travaux de remise en valeur cynégétique, sylvopastorale, écologique de la plus grande station en France de Serratula  licopiifolia  sur le  site de St Mayme.

Garrigues, landes, friches, terrasses sont l’identité de nos collines méditerranéennes. La déprise agricole, a provoqué l’abandon de la plupart des terres cultivées ou pâturées et l’avancée des zones boisées, donc la diminution des zones ouvertes. Sans l’intervention de la société de chasse ces espaces se referment.  Avec les éleveurs et les agriculteurs locaux nous nous sommes organisés pour préserver les milieux ouverts.

Cette action s’inscrit dans un plan pluri annuel de restauration des biotopes. La société de chasse cultive chaque année 10 hectares de terrains, (prairies, céréales, et autres légumineuses), débroussaille mécaniquement plus de 12 hectares annuellement.

Pour évaluer les populations notamment d’ongulés sauvages, nous faisons régulièrement des comptages (environ tous les 5 ans).  Le but de ces opérations est d’estimer les populations ainsi que de suivre l’évolution des effectifs et leur répartition. Nous pouvons ainsi adapter les quotas de prélèvements des animaux soumis à plan de chasse.

Avec une AOT,  Autorisation d’Occupation Temporaire, et suivant un cahier des charges strict, la Trigançoise est chargée par convention renouvelable de la gestion de la chasse sur ces ENS dont la superficie totale atteint de 191686 m². Une signalétique a été mise en place sur chaque site par l’association.

Société de chasse la Trigançoisela.trigancoise83@gmail.com

ASSOCIATION DE CHASSE LA TRIGANÇOISE –  2 place Saint Michel  –  83840  TRIGANCE                                  

Elle est affiliée à la fédération départementale des chasseurs du Var : https://www.fdc83.com/ contact:  contact@fdc83.com

Elle est composée d’un bureau de 9 membres élus par tiers chaque année. Son président est Christian VARAGNAC,  assisté de Guy BURLET,  Michel BERNARD,  Gérard DOSSOLIN,  Eric POZZO,  Daniel BURLET,  Alain VARAGNAC,  Richard NIGRIS et Jean-François ATTARD.

 

LA   PÊCHE  À  TRIGANCE

EN  COURS  DE  RÉALISATION